L’acteur légendaire des polars HK, Chow Yun Fat, a été interrogé hier par la presse, juste après sa participation au marathon de Hong Kong.
Une interview où l’icône du cinéma local s’est retrouvée, une fois de plus, confrontée à la question que tout le monde pose : dans une période compliquée pour l’industrie, est-ce qu’on peut encore compter sur les “légendes” pour relancer la machine ?
Les journalistes lui demandent ainsi ce qu’il pense de la crise actuelle de l’industrie du cinéma HK. Et surtout : est-ce qu’il envisagerait de revenir pour “sauver” la situation ? La réponse de Chow Yun Fat donne le ton et joue clairement la modestie :
« Comment pourrais je le sauver ? À mon niveau, c’est impossible. Personne ne m’a appelé. »
Relancé sur une hypothèse plus directe : son absence est-elle liée à un cachet trop élevé ? L’acteur esquive avec humour :
« Ils ne m’ont même pas contacté, comment je pourrais savoir si c’est je suis cher ou pas ? »
Avant de conclure sur une blague : il affirme même qu’il se serait “reconverti”, comme si sa carrière d’acteur appartenait déjà au passé.
Sauf que cette posture de retrait a évidemment de quoi faire sourire. Parce qu’en réalité, Chow Yun Fat ne disparaît pas vraiment. Sa dernière apparition notable au cinéma remonte d’ailleurs à Detective Chinatown 1900, une comédie d’action réalisée à grande échelle par Chen Sicheng et Mo Dai, avec Liu Haoran et Wang Baoqiang, blockbuster du Nouvel An chinois 2025 qui a rencontré un énorme et franc succès.
Et la suite confirme qu’il n’a absolument pas tourné la page. Chow Yun-Fat devrait notamment être à l’affiche aux côtés de Zhang Hanyu et Tony Leung Ka Fai de The Golden Sting, thriller financier réalisé par Wong Jing et Chung Siu-hung, un duo reformé après From Vegas to Macau en 2012.

Il est aussi régulièrement cité dans le radar de Cold War 3, troisième opus actuellement en développement sous la direction de Lok Man Leung et Sunny Luk.
Dans ce contexte, il est d’ailleurs presque logique de voir comédiens, techniciens et auteurs se tourner de plus en plus vers le continent. Non seulement parce que les opportunités y sont plus nombreuses, mais aussi parce que l’industrie y est, globalement, plus structurée, plus pérenne et économiquement plus confortable.
Au fond, l’intérêt de cette sortie médiatique n’est pas tant dans la réponse de Chow Yun Fat, qui élude en partie la question, que dans ce qu’elle révèle : Hong Kong ne peut plus se permettre d’attendre un acteur providentiel. Même avec le nom le plus mythique du territoire, aucun comédien ne peut “sauver” une industrie si celle-ci ne se réforme pas…
À 70 ans, Chow Yun Fat a participé au Standard Chartered Hong Kong Marathon 2026, en menant un groupe de plus de 20 coureurs, dont Nina Paw Hee Ching (76 ans), Kent Cheng (74 ans), Lau Kong (79 ans), ainsi qu’Edwin Siu et son épouse Priscilla Wong. Après un semi-marathon (21 kilomètres) l’an dernier, “Fat Gor” a cette fois opté pour 10 km, bouclés en environ deux heures, sous les applaudissements du public. Il a plaisanté sur l’âge cumulé du groupe : “plusieurs centaines d’années”. Tout en assumant un message clair : encourager les seniors à rester actifs.
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