A l’affiche de son 4e long-métrage PEG O’ MY HEART, Nick Cheung partage sa vision du cinéma

À l’affiche l’été dernier dans le polar Go For Broke, le célèbre acteur hongkongais Nick Cheung revient derrière la caméra avec Peg O’ My Heart, son quatrième film en tant que réalisateur et acteur, qui sortira ce jeudi 27 mars dans l’ex-colonie britannique. Également vedette aux côtés de Terrence Lau (City of Darkness) et Fala Chen (Godzilla x Kong : Le Nouvel Empire), ce long-métrage prend pour point de départ un cauchemar, dévoilant ainsi deux histoires marquées par la mélancolie.

Interrogé sur son choix de reprendre la réalisation, Nick Cheung explique que, bien qu’il aime relever de nouveaux défis en tant qu’acteur, l’industrie privilégie les thèmes commerciaux et hésite à s’aventurer sur des terrains plus audacieux. « J’ai tourné tellement de films policiers que j’aimerais essayer autre chose, mais, sur le plan commercial, personne ne veut prendre le risque de produire des œuvres plus atypiques. Il y a donc moins d’opportunités d’explorer de nouveaux sujets. Alors, pourquoi ne pas oser faire ce qui me tient vraiment à cœur ? »

C’est en réfléchissant à un sujet original qu’il a décidé de s’inspirer des cauchemars, un phénomène qui le fascine depuis l’enfance. Il confie en effet porter une attention particulière à ses rêves, cherchant à en retenir chaque détail. « Quand je rêve, j’essaie de tout mémoriser. Je suis conscient d’être en train de rêver et je me dis de bien retenir chaque détail, comme si je collectais des informations. Cela dit, je ne suis pas quelqu’un qui rêve beaucoup, et heureusement, mes rêves ne sont généralement pas effrayants. Bien sûr, j’ai eu quelques cauchemars, mais pas tant que ça. Parfois, mes rêves sont absurdes : j’ai déjà rêvé d’histoires de scénarios ou même de numéros de loterie, mais une fois réveillé, impossible de m’en souvenir. Les rêves m’apportent beaucoup de divertissement, mais ils reflètent aussi mes angoisses inconscientes. Ce que nous ressentons, nos peurs, nos pressions, tout cela se manifeste dans nos rêves. Et puisque tout le monde fait des rêves, c’est un excellent point de connexion émotionnelle avec le public. »

La production de Peg O’ My Heart a duré plus de cinq ans, et avant même sa sortie à Hong Kong, le film a participé à plusieurs festivals internationaux, notamment à L’Etrange Festival à Paris, au Far East Film Festival à Udine en Italie ou encore au GrimmFest à Manchester au Royaume-Uni.  Lorsqu’on lui demande s’il espère une bonne réception du public hongkongais, Nick Cheung admet que cela l’inquiète davantage qu’il ne l’enthousiasme. « Être reconnu dans des festivals internationaux est une immense source d’encouragement, mais je crains que la perception des spectateurs étrangers soit différente de celle du public hongkongais. Je ne sais pas si le film correspondra aux attentes locales. Je ne peux pas dire avec certitude qu’il réussira, bien sûr j’aimerais que le public hongkongais l’apprécie. Récemment, des films comme City of Darkness et Mad Fate, qui abordent des thèmes originaux, ont rencontré un franc succès. Cela prouve que le public est prêt à accueillir des films qui sortent du cadre habituel des films policiers et d’infiltration. Mon film possède aussi ces éléments de singularité, mais cela ne garantit en rien son succès. J’ai forcément des inquiétudes. »

Quant à ses futurs projets, il explique ne pas avoir de plan défini : « Non, je ne cherche pas à devenir un réalisateur à plein temps. Je n’ai ni grande ambition ni plan précis, je préfère suivre le courant. En tant qu’acteur, il y a encore tant de rôles que je veux essayer, et avec l’âge, d’autres opportunités de rôles s’ouvrent à moi. J’ai une immense passion pour le métier d’acteur, et je crois que cette route est infinie. »

Si en Occident, Nick Cheung est connu pour les films d’action de Johnnie To comme Exiled (2006) et The White Storm (2012) de Benny Chan, pour le public hongkongais, l’un de ses rôles les plus emblématiques est celui dans la comédie policière He Is My Enemy, Partner, and Father-In-Law de Aman Chang, aux côtés de Danny Lee (The Killer, OCTB). Bien qu’il privilégie aujourd’hui les films dramatiques, il n’exclut pas un retour à la comédie, à condition de trouver un rôle qui lui convienne. Toutefois, il admet que reprendre un personnage comme celui de « Hua Gu Long » (« Stallone » dans la version internationale) lui semble désormais impossible. « Peut-être à cause de mon âge, je n’ose plus me ridiculiser à ce point. Quand on grandit, continuer à faire des pitreries peut vite devenir du mauvais goût. Cette période est derrière moi. Mais si une nouvelle comédie avec un concept et des personnages différents se présente, cela pourrait m’intéresser. Par contre, rejouer “Hua Gu Long”, ce n’est plus possible pour moi. »

À Propos de Tirry

Créateur et rédacteur en chef de Celestial Empire, connu également pour être le tenancier du site Jackie Chan France

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